Inde

Des nouvelles des Darjeeling de Printemps

27 février 2015
Des nouvelles des Darjeeling de Printemps

 

Dans les régions himalayennes, le temps change très vite. Le soleil resplendit puis, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, une brume complète vous enveloppe de son manteau humide. Cette instabilité, très forte à Darjeeling, vous explique que, selon les années, les premiers thés de l’année sont récoltés parfois fin février, parfois à la mi-mars.

Je commence tout juste à déguster de petits lots de la nouvelle récolte, peu convaincants pour le moment. Les lots les plus précoces sont rarement les meilleurs, ils proviennent de parcelles situées à basse altitude.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

L’école éduque à la liberté

9 janvier 2015
L’école éduque à la liberté

 

L’école, c’est le lieu de l’apprentissage : apprentissage des connaissances, apprentissage du langage, mais pas seulement. Apprentissage de la vie en commun, aussi. A l’école, on découvre d’autres enfants qui peuvent être différents de soi-même, ils peuvent être plus forts, plus faibles, plus riches, plus pauvres, ils peuvent avoir un handicap, ils peuvent avoir des opinions diverses. Ils peuvent venir d’horizons variés, ils peuvent être d’une autre couleur de peau, d’une autre religion. L’école est le lieu où l’on apprend à vivre ensemble. Le langage, la tolérance, le rire contribuent à faire de nous des hommes.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Le jardin Margaret’s Hope fête ses 150 ans

28 novembre 2014
Le jardin Margaret’s Hope fête ses 150 ans

 

Cette semaine, le jardin de Margaret’s Hope fête ses 150 ans et je suis convié à l’évènement. L’occasion pour moi de vous rappeler que le thé n’a été introduit en Inde que très tardivement, au milieu du XIXème siècle. C’est aux Anglais que l’on doit l’exploit d’avoir organisé les plantations de thé de ce pays, après avoir été voler des graines de théiers en Chine.

Le jardin de Margaret’s Hope manufacture des thés parfois exceptionnels, à l’instar du «Margaret’s Hope DJ40 Moonlight » ou encore du « Margaret’s Hope DJ219 Pure Av2 ». Deux grands crus de 2014 que l’on espère retrouver l’an prochain.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Le théier qui n’arrêtait pas de grandir

15 juillet 2014
Le théier qui n’arrêtait pas de grandir

 

A force de récolter ses feuilles, le théier ne grandit pas et son tronc s’épaissit. Un champ de thé ressemble ainsi à une forêt de bonsaïs. Mais si on les laissait pousser, Camelia Sinensis ou Camelia Assamica pourraient atteindre plusieurs mètres de hauteur. Voici Rudra Sharma, planteur de Poobong, en Inde, devant l’un de ses théiers sauvages.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Tourner le dos au danger

4 juillet 2014
Tourner le dos au danger

 

En visitant un monastère boudhiste, j’ai surpris ce moine en train de siroter un soda, tournant le dos à un stock de bouteilles de gaz. Cela m’a fait penser à l’état du monde. On vit comme si aucun danger n’existait, comme s’il était possible de puiser à l’infini dans les ressources de notre planète, on laisse couler l’eau à flot, on pollue sans vergogne, on se moque de ce que l’on rejette dans les océans… On reporte sur les générations suivantes les conséquences de nos actes sans prendre la mesure du risque qu’un jour notre pauvre planète surpeuplée, desséchée et exsangue nous explose à la figure.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Le petit train de Darjeeling sait prendre son temps

27 juin 2014
Le petit train de Darjeeling sait prendre son temps

 

Je vous avais prévenu, le petit train de Darjeeling est ici chez lui. Il évolue en parallèle de mes billets. Parfois, il traverse ma route, d’autres fois, il la longe. Il n’en fait qu’à sa guise et au rythme qui est le sien. Il sait prendre son temps. Il parcourt les quatre-vingt kilomètres qui séparent Jalpaiguri de Darjeeling en huit heures, une moyenne de dix kilomètres par heure qui ravira les adeptes de la lenteur.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Moment privilégié avec les cueilleuses

6 juin 2014
Moment privilégié avec les cueilleuses

 

La pause-déjeuner constitue un moment privilégié pour s’asseoir avec les cueilleuses et faire connaissance. Cela ne leur arrive pas souvent de voir passer un acheteur, encore moins d’avoir un échange avec lui. Assez vite, la timidité laisse la place à la spontanéité. Ce sont des moments forts que j’apprécie beaucoup.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Première visite de Poobong

30 mai 2014
Première visite de Poobong

 

Pentes vertigineuses et brouillards tenaces font le décor de Darjeeling. Au hasard d’une promenade, une cueilleuse de thé apparaît dans un épais coton. Elle se hisse de théier en théier avec une agilité déconcertante. Poobong, plantation inaccessible et longtemps abandonnée, sort doucement de sa torpeur. Je la visite pour la première fois.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Envoûtante valse des récoltes de Printemps

23 mai 2014
Envoûtante valse des récoltes de Printemps

Ma sélection de Darjeeling de Printemps achevée, la saison des Népal bat son plein, puis c’est au tour des Primeurs de Chine de s’annoncer avant que n’arrivent les premiers Ichibancha japonais. Entre le 1er mars et le 10 mai de chaque année, je peux déguster plus de cent thés par jour, sans compter ceux que je fais infuser plusieurs fois, lorsque j’hésite entre plusieurs lots. Le pic de cette plaisante activité, que j’attends toujours avec tant d’impatience, se situe autour de la fin avril. A cette période de l’année, tant d’échantillons s’amoncellent chaque matin au gré des plis express venus tout droit du Népal, d’Inde, de Chine ou bien du Japon, qu’il m’arrive parfois de ne plus savoir à quel Saint me vouer.

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.

Le sourire des cueilleuses

16 mai 2014
Le sourire des cueilleuses

Cueilleurs et cueilleuses travaillent dur et pourtant, lorsque je les croise au milieu des théiers, ils me font de grands sourires. Ils m’observent avec une mine réjouie. Ces visages rayonnants contrastent avec ceux que l’on croise si souvent autour de nous. Dans nos villes, la vie n’est pas forcément plus facile ou plus difficile que dans une plantation de thé. Mais on oublie parfois de faire attention aux autres. On se regarde avec dureté. On vit un peu comme des étrangers. Pour un rien, on se plaint. Vivement dans mes montagnes !

Tweeter cet article sur Facebook. Tweetez cet article.